Communément défini comme la succession de fines barres parallèles sur l’emballage d’un produit permettant son identification, le code-barres est largement déployé à travers toutes les filières industrielles. Retour sur cette invention ingénieuse !

Une définition s’impose!

Le code-barres ou aussi appelé « code à barres » est la représentation d’une donnée numérique ou alphanumérique sous forme d’un symbole constitué de barres et d’espaces,  dont l’épaisseur varie en fonction des symboles utilisés et des données ainsi codées. Il existe des milliers de codes-barres différents comme par exemple les codes dits :

  • Matrix
  • Datalogic
  • Interleaved
  • Codabar
  • UPC
  • EAN

Ceux-ci sont destinés à une lecture automatisée par capteur  électronique. On trouve dans ces codes-barres deux types généraux :

  • Les unidimensionnels (1D) : qui sont les codes représentés par une série de lignes parallèles d’épaisseur variable avec une lecture unidimensionnelle.
  • Les bidimensionnels (2D) : qui sont les codes qui utilisent une variété de symboles (rectangles, points, hexagones et autres formes géométriques). Cette forme matricielle permet d’enregistrer davantage d’informations.

Pour la petite histoire, le brevet initial date du 7 octobre 1952. Il a été déposé par deux étudiants américains, Norman Joseph Woodland et Bernard Silver. Ils cherchaient une méthode pour automatiser l’enregistrement des produits des fabricants. Leur idée était basée sur la combinaison d’un système de sonorisation de films à celui du morse. La seconde étape consistait à balayer le code avec une lumière pour traduire les barres verticales en informations. Ils avaient également eu l’idée d’utiliser des cercles concentriques au lieu des lignes verticales afin de permettre la lecture du code dans toutes les orientations. Mais l’utilisation courante que l’on connaît aujourd’hui, n’interviendra qu’à partir de 1973 grâce à l’invention de George Laurer : le Code UPC* dit Universal Product Code, CUP en français. C’est à lui qu’on doit l’ajout de chiffres sous les barres verticales pour identifier le produit. Cette codification va dès lors supplanter les lignes concentriques, trop facilement illisibles en cas de bavures d’impression.

Les principales symbologies des codes-barres

Dans la distribution, les plus utilisés sont la symbologie EAN et UPC* constitue le principe pour les types de codes-barres suivants : EAN-13, EAN-8, UPC-A, UPC-E, ainsi que les symboles supplémentaires à 2 et 5 chiffres.

Le symbole EAN-13 est un code-barres qui peut être lu dans toutes les directions. Toutes les unités devant être lues dans le commerce de détail au point de vente doivent être repérées avec cette symbologie. L’utilisation sur des unités commerciales est également possible. Les deux ou trois premiers chiffres du code, indiquent le pays de provenance du produit (exemple : 76 pour la Suisse). Les 4 ou 5 chiffres suivants sont le numéro de l’entreprise participant au programme EAN et les 4 ou 5 suivants sont le numéro de l’article. Enfin, le treizième est un numéro de contrôle (CheckDigit) qui se calcule en fonction des douze chiffres précédents.

Le Datamatrix DPM est quant à lui utilisé dans l’industrie. Il possède de multiples modes pour le texte et les données. Ce code spécifique est une symbologie de code-barres bidimensionnel à haute densité, permettant de représenter une quantité importante d’informations sur une surface réduite. Jusqu’à 2 335 caractères alphanumériques ou 3 116 caractères numériques, sur environ 1 cm2. Le Datamatrix se présente sous la forme d’une matrice constituée de points ou de carrés juxtaposés. En général, le domaine principal d’application est le marquage de très petites pièces mécaniques ou électroniques (il est utilisé par la NASA pour le marquage de chacune des pièces composant les navettes spatiales). Dans les applications plus courantes, on l’utilise pour  l’affranchissement du courrier dans certains pays et plus récemment pour certaines applications de téléphonie mobile, il a été rebaptisé : TAG.

Le Datamatrix,  nécessite une technologie de lecture par caméra très différente de celle utilisée pour la lecture des codes 1D. Cette spécificité impose des contraintes dans sa mise en œuvre mais offre également des opportunités telles que la lecture à l’aide de téléphone portable.

Focus sur le MDF : Multicode data Formatting

La technologie du Multicode data Formatting ou MDF,  permet de décoder plusieurs codes-barres en une seule lecture et de formater directement le résultat. Cela paraît évident mais en générale, il est nécessaire d’effectuer plusieurs lectures distinctes. Cela induit des tâches qui deviennent rapidement chronophages. Par exemple,  la saisie d’un mouvement de stock nécessite souvent deux scans. Le part number (référence du produit) puis le serial number (numéro de série). Entre ces deux scans, il va être obligatoire dans beaucoup de logiciels de changer de champ de saisie (avec la touche TAB notamment) puis de valider la ligne après le numéro de série par la touche ENTER.

Avec le MDF, il est possible de capturer de multiples codes-barres par simple pression sur le déclencheur et de les formater automatiquement pour votre système hôte et les sortir dans l’ordre correct. Vous en faites plus avec un risque d’erreurs qui est moindre. MDF vous permet de capturer simultanément jusqu’à 20 codes-barres sur une seule étiquette, sans le risque des erreurs induites par les entrées manuelles et la lecture des codes dans l’ordre erroné. Il peut même automatiser la capture des codes-barres sur plusieurs côtés d’une même boîte.